La Transpiration - Traitements

LES TRAITEMENTS L'HYPERHIDROSE LOCALISÉE:

La grande diversité des traitements contre la transpiration, ne fait que témoigner de la difficulté d'obtenir des résultats satisfaisants. En effet aucun des traitements proposés contre la transpiration excessive localisée ne donne des effets définitifs.

Les liens présents sur cette page vous dirigent vers des pages extérieures à ce site, celles-ci s'ouvriront dans une fenêtre indépendante. Ces liens sont mis à votre disposition à titre d'illustration de nos propos.

Ces traitements sont essentiellement représentés par :

1. LES ANTI-PERSPIRANTS LOCAUX :

­ En fait même si des études théoriques menées chez des personnes normales prouvent l'action antiperspirante réelle de ces produits, ceux-ci sont souvent inadéquats pour résoudre l'hyperhidrose des mains et des pieds, car leur durée d'action est brève et leur effet est limité par le volume de sueur à contrôler. Ils sont surtout utilisés pour les aisselles où leur efficacité peut donner des résultats satisfaisants.


Il existe depuis peu des protections que l'on peut coller sous les aisselles, si elles n'empêchent pas la transpiration, elles permettent au moins de la contenir : voir la page consacrée aux protections axillaires.
Purax ®

2. LES TRAITEMENTS GÉNÉRAUX DE LA TRANSPIRATION :

Les médicaments généraux utilisés contre la transpiration excessive font partie de la classe des anticholinergiques. L’efficacité de ces médicaments n’ayant pas été contrôlée par des études cliniques, leur utilisation se fonde principalement sur de nombreuses années d’observation. Bien que ces traitements oraux n’aient pas été approuvés par le ministère de la Santé dans le traitement de l'hyperhidrose, ils ont un passé important d'utilisation hors AMM et sont sûrs s'ils sont utilisés d’une façon appropriée. Ils ne pourront être utilisés que sous la responsabilité personnelle du médecin prescripteur. Peu utilisés en France en raison de leurs effets secondaires qui peuvent être importants, ils peuvent être indiqués dans certains cas.
Leur utilisation est contre indiquée dans l'adénome prostatique, le glaucome à angle fermé et la myasthénie.
Les effets secondaires sont principalement : Sécheresse de la bouche (xérostomie), vision trouble, tachycardie, rétention urinaire, constipation.
Il s'agit principalement de l'oxybutynine (Ditropan®), car la propanthéline (Pro-Banthine®) n'est plus commercialisée en France.

3. LA TOXINE BOTULIQUE :

Elle est efficace, malheureusement, elle nécessite des injections locales très douloureuses ou une anesthésie profonde; sa durée d'action est limitée à quelques mois; son coût très élevé n'est pas pris en charge par la sécurité sociale. Les effets à long terme ne sont pas encore évalués, notamment sur le plan immunologique. Le traitement de l'hyperhidrose axillaire par le Botox® possède une autorisation de mise sur le marché depuis novembre 2003, uniquement dans le cadre d'une hyperhidrose axillaire sévère entraînant un retentissement psychologique et social important chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans. Ce traitement ne peut être réalisé qu'en milieu hospitalier. Le traitement de l'hyperhidrose palmo-plantaire ne possédant pas d'autorisation de mise sur le marché dans cette indication, il ne pourra être utilisé que sous la responsabilité personnelle du médecin prescripteur et uniquement en milieu hospitalier.
La toxine botulinique est contre-indiquée dans les situations suivantes :
- myasthénie,
- allaitement : l'innocuité de l'utilisation de la toxine botulinique chez la femme allaitante n'a pas été démontrée. En conséquence l'allaitement est contre-indiqué pendant le traitement.
L'utilisation de la toxine botulinique est déconseillée dans les situations suivantes :
- pendant la grossesse : il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la toxine botulinique lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse. En conséquence, l'utilisation de la toxine botulinique est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument pour conseiller une interruption systématique de grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale soigneuse.
- en association avec les antibiotiques de la classe des aminosides.
Il existe des effets indésirables liés à la diffusion de la toxine, à distance du site d'injection, qui ont été rapportés (faiblesse musculaire excessive), de rares réactions allergiques générales (rash, érythème, prurit, réaction anaphylactique), et des douleurs/brûlures au point d'injection, possibles quels que soient le site d'injection ou l'indication. Dans le traitement de l'hyperhidrose axillaire, une augmentation de la transpiration autre qu'axillaire a été rapportée chez 4,5% des patients dans le mois suivant l'injection, sans corrélation avec les sites anatomiques affectés. On a observé que ces effets disparaissent chez approximativement 30% des patients dans les 4 mois suivant l'injection.

4. LA IONOPHORESE :

Efficace, peu onéreuse, connue depuis une vingtaine d'années, c'est le traitement de référence des hyperhidroses résistantes aux traitements locaux. Son efficacité nécessite des séances d'entretien qui peuvent être réalisées à domicile.
C'est le traitement de choix de l'hyperhidrose palmo-plantaire qui doit être entrepris avant tous les autres, en respectant une méthodologie rigoureuse et en utilisant des appareils fiables indépendants du secteur, et dont l'efficacité a été démontrée par des études cliniques sérieuses.
La ionophorèse est contre-indiquée dans les situations suivantes :
- Sujet porteur d'un pacemaker,
- Sujet porteur d'orthèses métalliques sur le trajet du courant,
- Pendant la grossesse : il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la ionophorèse lorsqu'elle est utilisée pendant la grossesse. En conséquence, l'utilisation de la ionophorèse est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas un argument pour conseiller une interruption systématique de grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale soigneuse.
Les effets indésirables se résument à des brûlures superficielles en cas de mauvais suivi du protocole de traitement.

i2m-labs Laboratoires i2m

5. LA SYMPATHECTOMIE CHIRURGICALE :

Elle a longtemps été considérée comme la seule méthode efficace de traitement de l'hyperhidrose palmaire. Les techniques utilisées sont aussi multiples que controversées. Cette opération est irréversible. Si en général d'après les chirurgiens les patients s'estiment satisfaits de la sympathectomie, considérant les résultats comme bons, les effets secondaires ou complications les amènent à formuler des réserves (plus de 60 % des cas). Le problème principal tant par son incidence que par sa sévérité étant l'hyperhidrose compensatrice, qui peut dans certains cas non prévisibles, provoquer une invalidité supérieure à l'hyperhidrose d'origine.

EN CONCLUSION :

Une stratégie logique de traitement apparaît d'elle-même à la lecture de ces différentes propositions :
Les produits locaux contre la transpiration seront à essayer en premier.
Si ces anti-transpirants se révèlent inefficaces on essaiera la ionophorèse, qui bien utilisée, de préférence, au moins pour les premières séances, sous le contrôle d'un médecin, donnera de très bons résultats dans la majorité des cas.
Seulement et seulement si l' ionophorèse bien réalisée ne donne pas les résultats espérés, on pourra alors se tourner vers la toxine botulique, en prenant soin de s'adresser à un médecin maîtrisant bien cette technique.
En dernier ressort et en toute connaissance de cause, la chirurgie pourra être envisagée dans les minimes cas qui auront résisté à toutes les techniques précédentes. 

 

 

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.